Introduction
Le terme « tipping point » est traduit en français par « points de bascule » ou « point critique ». Il désigne un moment décisif où un changement significatif se produit.
J’ai toujours été fasciné par ces moments de la vie où notre trajectoire change complètement. Souvent, bien sûr, on ne les identifie qu’à posteriori, parfois même dix ou vingt ans plus tard.

Points de bascules ?
Ces points de bascule, ces instants où tout s’oriente dans une nouvelle direction, sont fréquemment liés à des événements marquants :
- La réussite à un examen qui nous ouvre les portes d’une école,
- Un déménagement, même un simple changement d’adresse,
- Une rencontre qui débouche sur une relation importante ou, à l’inverse, la fin d’une relation.
- Il peut s’agir aussi d’un nouveau métier dans lequel on s’engage, d’une entreprise qu’on rejoint ou qu’on crée.
Ce sont des carrefours, des bifurcations qui, avec le recul, apparaissent comme les moments où tout a basculé.

Pas de d’indications pour choisir ?
Ernest Hemingway, le célèbre auteur, a partagé une réflexion sur ces moments décisifs, reflétant sa philosophie sur la prise de décision et l’incertitude inhérente à l’existence humaine.
Il a dit : « Nous devons nous y habituer. Aux carrefours les plus importants de notre vie, il n’y a pas de signalisation. »
En d’autres termes, quand nous devons choisir une direction, que ce soit pour une relation, un mariage, un logement, une ville ou une profession, il n’y a pas de panneau indicateur pour nous guider.
Parfois, les choses semblent se décider sans notre intervention, mais ce n’est pas tout à fait exact, j’y reviendrai.
Quand je regarde mon propre parcours, je réalise que j’ai navigué dans ces carrefours de la vie, ces points de bascule, grâce à des intuitions, avec une sorte de « cerveau profond » qui m’a poussé dans une direction plutôt qu’une autre.
Pourquoi ?
Lorsqu’il faut décider et choisir une partie de notre cerveau tente d’évaluer logiquement les risques et les gains potentiels. Cependant, c’est souvent presque impossible de tout prévoir, que ce soit pour une relation, le choix d’un pays, d’une ville ou même d’une profession. La plupart du temps, nous manquons d’informations pour faire un choix purement analytique.
Alors, comment choisit-on dans ces points de bascule ?
Je suis convaincu que notre choix est fait par notre cerveau profond qui, d’une certaine manière, imagine notre vie dans telle ou telle direction. Ces projections imagées, sensorielles, sont teintées par nos expériences émotionnelles, positives ou négatives.

Par exemple, j’imagine une ville : J’en ai des images plutôt vagues, pas très agréables et je n’ai pas envie d’y aller ou je visualise une relation future avec une personne et j’y « vois » des images agréables, alors je m’engage.
Finalement, je choisis en fonction de ces images floues et des émotions, positives ou négatives, qu’elles suscitent en moi.
C’est un processus presque inconscient qui nous amène à choisir selon nos ressentis : « j’aime bien », « j’ai envie », ou au contraire « je n’ai pas envie ». Parfois, on se retrouve bloqué, sans image positive d’un côté comme de l’autre. En fin de compte, je crois que nos choix sont guidés par des signaux inconscients et émotionnels intérieurs.
Ce qui est amusant c’est qu’on justifie TOUJOURS ensuite rationnellement notre choix !
C’est bien beau de le dire, mais que faire de cette prise de conscience ?
Je crois qu’on peut programmer ces choix inconscients, non pas au moment de décider, mais bien en amont.
Comment faire ?
On peut cultiver des images (des empreintes sensorielles plus exactement) positives d’un endroit, d’un type de personne, d’un style de vie qu’on souhaite, en les rendant suffisamment concrètes pour que notre esprit inconscient les associe à des émotions positives. On peut aussi faire l’inverse, identifier ce qu’on ne veut pas.

Ainsi, lorsque le moment du choix arrive, on le fait inconsciemment, mais selon une programmation qu’on a mise en place auparavant dans notre cerveau profond. Je peux témoigner que dans ma vie, ça fonctionne vraiment comme ça.
Henry James a déclaré : « Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée. »
Cette phrase simple mais puissante nous rappelle que nous avons le pouvoir de façonner notre vie selon nos aspirations. C’est exactement ce que je pense !
